Présente lors d’Autonomy, le Sommet des mobilités urbaines qui se tenait à Paris récemment, la société allemande Volocopter a annoncé qu’elle testera ses taxis aériens à décollage et atterrissage verticaux en milieu urbain, à Singapour, en 2019. Le « multicoptère » électrique pourrait bien devenir le mode de transport préféré de ceux qui veulent s’affranchir des problèmes de circulation dans les grandes métropoles.
Aller d’un point à un autre d’une ville, sans risque de se retrouver coincé dans un embouteillage aux heures de pointes, c’est le rêve de tous les hommes d’affaires. Ce pourrait être une réalité avec le Volocopter (eVTOL), un engin volant multimoteurs, mi-drone mi-hélicoptère, qui se pilote avec un simple joystick. Créé en 2011, cet appareil deux places développé par la société allemande Volocopter, a effectué son premier vol public, sans pilote à bord, en 2017, à Dubaï, en relation avec l’autorité des routes et des transports de l’émirat afin de mettre en œuvre des taxis aériens qui pourraient compléter l’offre de transports en commun terrestres.
Cette fois la société Volocopter va plus loin puisqu’elle va effectuer des essais en vrai grandeur, en site urbain, avec le soutien du Ministère des Transports, l’autorité de l’aviation civile de Singapour (CCAS) et le conseil de développement économique local. Ces essais qui se dérouleront au cours du second semestre 2019 ont pour objectif de vérifier et valider la capacité des appareils à voler en site urbain.
« Les taxis aériens ont le potentiel de transformer la mobilité et la logistique dans les villes », a déclaré M. Ho Yuen Sang, le Directeur de l’autorité de l’aviation civile de Singapour, lors de l’annonce officielle de cette collaboration. « Volocopter est à la pointe de cette technologie nouvelle et innovante dans le secteur de l’aviation. La CAAS va étudier avec Volocopter les capacités techniques et élaborer des directives opérationnelles appropriées pour faciliter de tels essais à Singapour ».
Selon la société allemande, Volocopter et l’autorité de l’aviation civile de Singapour vont travailler ensemble pour établir la portée des essais en vol et veiller à ce que les exigences nécessaires soient satisfaites avant le début des tests. D’autant que l’entreprise et les autorités locales envisagent des vols de démonstration à destination du public.
En plus de ces essais qualificatifs, Volocopter va installer une équipe de conception et d’ingénierie de produits sur site, dans la métropole malaise afin de soutenir ses projets d’expansion. Des promoteurs immobiliers et des fournisseurs de services de mobilité prêts à s’investir dans ce projet de taxis aériens sont recherchés par les autorités locales.
« Nous nous préparons à commencer à mettre en œuvre les premières lignes fixes dans les villes »
Les « volocoptères » sont des aéronefs à propulsion électrique sans émissions de gaz qui décollent et atterrissent verticalement. Si à première vue ils peuvent être assimilés à des hélicoptères, leur technologie est celle des aéronefs multimoteurs (18 moteurs) sans pilote à bord, c’est à dire des drones. Si le Volocopter a été imaginé pour effectuer des missions en centre-ville, il peut faire voler deux personnes sur une distance de 30 km. Comme les drones, son vol est très stable et il peut s’affranchir des micro-turbulences entre les gratte-ciel, offrant même un pilotage fluide aux passagers. Selon son concepteur, à une altitude de 100 m le bruit de l’engin est couvert par celui de la ville.
« Nous nous préparons à commencer à mettre en œuvre les premières lignes fixes dans les villes », a déclaré Florian Reuter, directeur général de Volocopter. « Singapour est un partenaire logique puisque la ville est un véritable pionnier de la technologie et du développement urbain. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une autre étape intéressante pour concrétiser les services de taxi aérien ».
Lors du salon Autonomy, Fabien Nestmann, responsable de la politique publique de Volocopter s’est montré très intéressé par Paris. Des discussions sont en cours mais rien n’est encore concrétisé. Toutefois, le représentant du constructeur a estimé « qu’en volant à 100 kilomètres/heures au-dessus des bouchons parisiens, l’appareil pourrait de rallier l’aéroport de Roissy à la place de l’Etole en un temps record de 25 minutes ». Un concept qui devrait séduire les opérateurs français et qui pourrait être lancé pour les Jeux Olympiques de 2024. En vol commercial, le taxi volant débuterait avec un pilote à bord, avant de devenir autonome avec vol programmé, en fonction de l’évolution de la réglementation aérienne.
Volocopter qui emploi une centaine de personne dans son atelier installé à Karlsruhe ( Land de Bade-Wurtemberg ) est titulaire d’un permis préalable de vol des autorités allemandes depuis 2016. L’entreprise coopère avec l’Autorité européenne de la sécurité aérienne (EASA) pour obtenir une licence commerciale complète. Les appareils volent régulièrement en Allemagne et ont effectué de nombreux vols publics. Selon son constructeur, la plateforme technique de ces appareils permet des vols pilotés, télécommandés et entièrement autonomes, en toute sécurité.
Source : www.villeintelligente-mag.fr






« La ville c’est un mélange d’ordre et de désordre, c’est surtout de la complexité dans laquelle il faut trouver son chemin. C’est l’un des enjeux », poursuit Isabelle MARI. « La révolution digitale a affecté notre quotidien, nous avons un pouvoir que nous n’avions pas il y a 20 ans, ce qui impacte la vie dans la ville ». Ça passe par une exigence de connectivité sur l’espace public, lieu de prédilection de JCDecaux, sur lequel il va falloir développer des infrastructures. « Ce sont ces infrastructures et quels services nous allons apporter qui m’intéressent », poursuit la représentante de l’industriel en mobilier urbain et affichage. Ces services passent par la captation de données, lesquelles permettront d’offrir des services plus pertinents. « L’enjeu c’est comment on fait vivre correctement la population dans nos villes et comment on délivre une expérience positive, agréable et vivable ».
« Issy était une ville populaire de la ceinture du Grand Paris qui est devenue ce qu’elle est aujourd’hui grâce à la vision stratégique d’un maire de 77 ans, élu depuis 38 ans », explique Eric LEGALLE en présentant l’évolution de cette ville, friche industrielle il y a deux décennies et qui accueille aujourd’hui les grandes entreprises de la tech. « Avec une ville en ruine, il fallait que nous innovions pour attirer plus d’entreprises, plus d’habitants et moderniser cette ville ». Pour cela, il a fallu renforcer l’attractivité, moderniser les services publics en favorisant le quotidien des habitants et anticiper les bouleversements numériques.

