Le Danemark recycle ses maisons abandonnées, l’urbanisation apporte à la fois un potentiel de croissance et des défis. De plus en plus de personnes s’installent dans les grandes villes et nous assistons continuellement à une expansion des établissements urbains. De nouvelles zones résidentielles intéressantes se développent autour des grandes villes, mais qu’advient-il des maisons inoccupées? Lorsque les maisons abandonnées ne sont pas revendues, elles sont souvent laissées vides et éventuellement démolies, ce qui entraîne le gaspillage de grandes quantités de matériel.
Copenhague est une ville modèle qui prend au sérieux le changement climatique et utilise au mieux toutes les ressources disponibles. C’est dans ce sens, que l’agence d’architecture « Lendager Group » a développé au sein de la capitale danoise, un projet urbain original et attrayant, nommé « The Resource Rows ».
Le projet est devenu la première zone résidentielle du Danemark construite à partir de matériaux provenant de maisons abandonnées. Le concept important et novateur du projet consiste donc à réutiliser les façades en brique de maisons abandonnées et les employer directement dans le nouveau bâtiment. En découpant les façades des maisons abandonnées et en les installant dans des cadres en acier, elles sont utilisées comme des modules pour les façades.
Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°168 – Janvier 2019






Ces restrictions légales sont compensées par des politiques publiques veillant à combler les difficultés causées par ces interdictions. Ainsi, la ville a investi dans une multitude de fontaines à eau permettant à la population de s’abreuver dans de nombreux points de la ville californienne. Et ce n’est pas fini, San Francisco a pour ambition d’être, dès 2020, la première ville mondiale à atteindre le seuil symbolique du “zéro déchet non recyclé”, une politique vertueuse pour l’environnement d’une part, ayant immédiatement des bienfaits sur l’activité économique de la cité. En effet, selon Robert Reed, l’un des portes parole de la société américaine de traitement de déchets Recology, recycler “crée dix fois plus d’emplois que l’enfouissement ou l’incinération”, faisant de San Francisco un exemple particulièrement vertueux de ville durable.
Autre mesure majeure, le maire interdit aux automobilistes vivant en ville de se servir de leur voiture plus de trois fois par semaine pendant les heures de pointe. Malgré les contestations des commerçants, Enrique Penalosa devient extraordinairement populaire rendant Bogota une ville plus équitable et efficace pour tous. En introduisant la notion de bonheur dans la ville, en favorisant la création de parcs et d’espaces publics accessibles (1100 espaces verts), Bogota a réussi le pari de sa transformation en rendant ses administrés plus heureux. Et les chiffres parlent d’eux-même : considérée comme l’une des villes les plus dangereuses de la planète en termes de délinquance et en nombre de meurtres chaque années, le taux d’homicide a chuté en 10 ans de plus de 40%.